Servie par une guitare qui, d'un voile lacté l'accompagne, la voix de Clotilde Rullaud est scintillement d'étoile. Si l'on ferme les yeux viennent d'autres images, de la douceur d'un zéphyr aux pas du voyageur... Après quelques mots, le Brésil inconnu est tendre comme miel, un air du nouveau monde renait à la lumière, parfois même une larme semble tomber du ciel. D'un refrain ou d'un scat on passe alors au blues. Le regard se pose auprès de la guitare, l'ambiance devient zeste puis la voix reprend, tour à tour chaleureuse, indomptable, suave... Compositions, standards et improvisations de scène s'enchaînent dans une unité de couleurs… Car ce duo est rare. Il est de ceux qui donnent à voir et trace sur les visages un quartier de soleil. Et c'est cela le jazz, par delà les mots même... # écrit le 18/02/06